Communiqué – Situation internationale au 24/03/2025

Partager cet article

 
24/03/2025

Communiqué du P.O.U.R.S.

L’annonce soudaine tout autant que brutale de la volonté des Etats-Unis de mettre fin à leur protection stratégique du continent européen met ses dirigeants au pied du mur.

Pris à revers par la victoire sans appel de D. Trump, désarçonnés par leur mise à l’écart dans la tentative de résolution du conflit ukrainien menée par Washington et le Kremlin, ils doivent désormais non seulement assumer les conséquences de l’attitude guerrière entretenue depuis trois ans contre la Russie, mais aussi (re)penser la politique de défense du Vieux Continent. L’Union Européenne révèle au grand jour son statut de vassal des Etats-Unis et redécouvre, K.O. debout, comme l’affirmait C. De Gaulle, que « les Etats n’ont pas d’amis, seulement des intérêts ».

Depuis l’intervention de la Russie en Ukraine, ayant sans nuance pris le parti pour l’Ukraine au mépris des profondes racines du conflit, les puissances occidentales lui apportent les moyens logistiques et matériels sans lesquels sa défaite aurait été aussi rapide qu’inéluctable.

Cette guerre par procuration a été menée en délégant à l’Ukraine les conditions de la paix : la capitulation de la Russie. Mais les faits sont têtus : l’incapacité de l’Ukraine à résister aux forces Russes, le bilan humain considérable de part et d’autre, et les centaines de milliards engagés conduisent les U.S.A, dont la priorité est désormais de faire face à l’expansion chinoise, à siffler la fin de la partie.

A court terme, les dirigeants européens sont désormais acculés à prendre des initiatives – tardives mais méritoires – pour contribuer à un processus de paix. Initiatives qui, pour être conclusives, devront bien prendre en compte les objectifs russes et les lignes rouges américaines. L’histoire dira si elles auront les résultats attendus.

A moyen terme, ce sont les conditions de la sécurité de nos pays qui ont été mises dans l’urgence à l’agenda européen. A l’aune des premières déclarations, il est à craindre que soient à la manœuvre les forces fédéralistes et supranationales, fidèles à Jean Monnet qui disait « (…) rechercher (…) une fusion des intérêts des peuples européens, et non pas seulement le maintien de l’équilibre de ces intérêts ».

L’enjeu pour la France est pourtant crucial : préserver son autonomie stratégique et son siège au Conseil de sécurité des Nations Unies. Ouvrir, comme le propose E. Macron, soutenu par O. Faure, des discussions sur la mutualisation de notre puissance nucléaire tout en prétendant pouvoir conserver le pouvoir de décision ultime, c’est prendre le risque d’abandonner encore une part de souveraineté – et non des moindres !

Ce risque est d’autant plus grand que la voix de la France porte désormais bien peu. Quasiment évincé du continent africain, inaudible au Proche-Orient, snobé par les grandes puissances, notre pays pâtit d’un Président affaibli par une situation intérieure marquée par une instabilité politique et des indicateurs économiques, financiers et sociaux peu enviables. Quant à notre industrie de défense, elle ne dispose même plus des capacités de production nécessaires à nos propres besoins…

Refonder la Nation, rebâtir une République sociale, restaurer notre souveraineté, tels sont les axes du renouveau politique qui permettront de répondre aux enjeux de notre temps. C’est pour cela que le P.O.U.R.S. a été créé.


Partager cet article